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 Gilebran Scale

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MessageSujet: Gilebran Scale   Dim 31 Aoû - 22:00



Si tu veux avoir l'avantage dans un combat, frappe le premier, et frappe fort. - Lao Wang



- Nom : Scale
- Prénom : Gilebran
- Race : Humaine
- Âge : 30 ans
- Classe : Voleur
- Métier (s’il/elle en exerce un) : Anciennement Tacticien au service des Veilleurs et coursier pour la Reine. Désormais Vagabond.
- Origine sociale/esprit/légion/université : Fils de paysan, orphelin à six ans, héritier de l'école Wajustsu (art de guerre ancestral)
- Courte description : A l'origine fils de paysan, Gilebran perdit ses parents lors du massacre de son village alors qu'il n'avait que six ans. Il fut ensuite recueilli par les séraphins puis placé en orphelinat où il y restera jusqu'à l'âge de ses quinze ans. Il partira ensuite avec un vieil aveugle maître en arts guerriers où il passera dix ans à errer et à apprendre de cet homme qui sera son mentor. A la mort de celui-ci, il servira quatre ans chez les veilleurs avant d'envisager une vie "normale"... Seulement en apparence, puisqu'il combattra le crime à sa manière sous le pseudonyme de WhiteScale.

DESCRIPTION PHYSIQUEGilebran est avant tout un être humain de sexe masculin. De grande taille et de corpulence fine, on devine facilement qu'il s'agit d'un homme souple. Sa silhouette fine et élancée ainsi que ses mimiques gracieuses permettent de cerner l'individu de loin. Mais quiconque se rapproche s'apercevra de sa courte chevelure brune et ses yeux marrons affichant un regard profond et empathique. Il a l'air jeune qu'on lui trouve quand on regarde son visage : sourcils arqués, nez fin, bouche fine, il a tout l'air d'un grand garçon. Fort heureusement, le timbre de sa voix ôte tout ambages quant à son âge et l'on arrive facilement à deviner qu'il s'agit d'un adulte.

Gilebran n'est pas quelqu'un qui mise sur les rapports de force et travaille plutôt sur sa souplesse. S'il doit prendre les armes, il privilégiera donc des couteaux, des dagues ; bref, tout ce qu'il y a de plus léger. S'il doit porter l'épée, elle sera de préférence légère également. Sa tenue "militaire" est d'ailleurs faite de revêtements léger au possible, bien que résistants. En ce qui concerne son apparence de tous les jours, on le verra souvent vêtu de couleurs claires.


PERSONNALITÉOn pourrait qualifier Gilebran d'être humain à caractère hyper-sensible, et ce malgré les moult épreuves qui l'ont endurcies. Il vous dirait de lui même qu'il sait etre dur sans cesser d'etre tendre. Ses rapports à autrui sont très ambigus. C'est un individu qui n'a pas encore trouvé sa voie et qui semble vivre pour les autres. Doté d'une empathie profonde, il ne peut s'empecher de se mettre dans des etats déplorables quand il sait qu'une personne à qui il tient est en situation délicate.

Gilebran est un humain très fortement sensibilisé aux codes éthiques et moraux, bien qu'il y déroge parfois tant ses sentiments personnels prennent le dessus. C'est toutefois quelqu'un qui se montrera poli et courtois au possible ; et ceux même avec les individus qu'il n'aime pas. Il ne montera jamais sur ses grands chevaux et fera preuve au possible d'une modestie exemplaire, car faire montre d'orgueuil serait faire acte d'une "haute trahison" envers son être.

Gilebran est régi par le code d'honneur du guerrier et est l'héritier de l'école Wajutsu ; une école ancestrale originaire de Cantha qui enseigne l'art de l'harmonie avec soi-même ; la Paix intérieure. Ainsi, lorsqu'il fera face à l'ennemi, il fera preuve d'honneur et de courage. Il ne connaitra pas la peur de mourir, ni celle de perdre ses frères d'armes ; simplement celle de perdre ses amis, ses êtres aimés. Ses sept mots d'ordre sont Droiture, Courage, Bienveillance, Politesse, Sincérité, Honneur et Loyauté. La mort est présente quotidiennement dans son esprit et jamais il ne tournera le dos à Grenth s'il est amené à passer l'arme à gauche.

Malgré ce trait de personnalité féroce, Gilebran croit au bon fond de chacun ; il s'efforce de cultiver le sien et s'est révélé adorer la couleur blanche puisqu'elle symbolise pour lui le Bien, la pureté, la lumière, la vie...


LIENS & RELATIONS
Castiel Woodchuck était sans doute le meilleur ami de Gilebran à l'époque où tous deux fréquentaient le même orphelinat au promontoire divin. C'est la personne en qui il a le plus confiance.

Lao Wang était un vieil infirme atteint de cécité mais n'en restait pas moins un véritable Maître en arts guerriers. Il prit Gilebran sous son aile alors qu'il n'avait que quinze ans. Tous deux firent le tour de la Tyrie pendant dix ans, période pendant laquelle il transmit tout son héritage à Gilebran avant de succomber de vieillesse.

Sylfris, ce sylvari au grand-coeur, est celui qui a eu le courage de reprendre Gilebran sous son aile. En plus de le considérer comme un maître, Gilebran s'est lié d'amitié avec le sylvari.

Les mercenaires d'argent constituent sans doute une seconde famille pour Gilebran. Parmi eux, il se sent particulièrement proche d'Heinrich Ventrecroc, qu'il appelle Boss à tout va, ainsi que d'Adeline Vasilis, envers qui il a un comportement un peu trop protecteur parfois.

Sarka Thergris, malgré son tempérament agressif, est quelqu'un que Gilebran apprécie. Pour l'heure.

Elyss Leila a beau être de la caste des nobles, Gilebran sait l'apprécier à sa juste valeur. C'est également quelqu'un pour qui il n'hésitera pas à être conciliant, compte tenu des circonstances.

Aela Regren, défunte amante de Gilebran. Tous deux s'étaient rencontrés chez les Veilleurs et ne tardèrent pas à tomber éperdument amoureux l'un de l'autre, malheureusement le destin a eu raison de leurs projets...

Waya Els, c'est cette femme qui sait provoquer les désirs charnels de Gilebran. On ne sait pas vraiment s'il a oublié Aela, mais une chose est sûre : il semble très attaché à Waya.

Madgern, sylvari de la Cour, est l'un des principaux ennemis de Gilebran.

Kratos Ombrelame, ce fier Centurion des Cendres, est l'un des meilleurs camarades de Gilebran à l'heure actuelle sur le champ de bataille. Ce Char lui rappelle ses frères d'armes chez les Veilleurs, qu'il a vu tomber pour bon nombre d'entre eux.

Nazrel Faust est apparemment assimilé à un alter ego de Gilebran. Ce dernier n'en a cure et respecte cordialement cet homme, aussi imprévisible soit-il.

Kïtah est l'une des camarades d'infortune de Gilebran. Ils se sont rencontrés lors de la traque du Spectre, mais il ne peut pas encore statuer sur quoi que ce soit vis-à-vis d'elle.


CHRONOLOGIE
1298 ApE : Naissance dans un petit village paysan de Kryte
1304 ApE : Ledit village est dévasté par des bandits, Gilebran est l'un des rares survivants du massacre (étant pourtant un enfant) et se fait sauver et recueillir par la garde séraphine. Est placé en orphelinat à l'âge de six ans.
1313 ApE : Rencontre de Lao Wang. Gilebran quitte l'orphelinat et suit cet homme à travers toute la Tyrie.
1323 ApE : Décès de Lao Wang. Gilebran rejoint les Veilleurs.
1327 ApE : Démission des Veilleurs. Gilebran devient simple coursier pour la Reine et se créer une identité secrète qu'il utilise pour aller chasser le mal des environs du promontoire.



Prologue


- Alors, d'après vous, existe-t-il une formule miracle pour fabriquer un héros ?
Chris inscrivit en gros la question sur le tableau noir, de sorte à ce que les participants, mêmes les plus reculés dans la salle, puissent apercevoir le fil principal de discussion ou, simplement, pour permettre aux gens endormis d'avoir une éventuelle accroche sur l'instant présent s'ils daignaient participer. Mais il fallait dire que, pour l'heure, tout le monde semblait avoir les yeux rivés sur le professeur ou sur les inscriptions blanchâtres. Une main timide s'extirpa de la foule, levée en l'air. Chris plissa le front comme pour donner la parole à celui qui désirait la prendre.
- Je pense que les héros ont un sentiment de justice !
- Très juste, Aund ! lança Chris avec enthousiasme, mais beaucoup d'individus ont ce même sentiment alors qu'ils ne décident pas forcément de prendre les armes pour aller combattre de démons sur le terrain ou aller sauver le Monde de je-ne-sais-quelle péripétie ! Que faudrait-il d'autre ? Sans doute une raison de se réparer, une volonté de compenser une blessure de jeunesse. Ou une blessure tout court, en fait, mais les blessures de jeunesse sont importantes, parce que c'est à cet âge-là que nos affects sont plus réceptifs à notre environnement, à ce qui nous entoure.
Il ajouta le mot "blessure" au tableau. La salle semblait d'autant plus captive. Beaucoup, parmi la vingtaine d'individus présents, semblaient avoir souffert de cette blessure de jeunesse dont parlait Chris. Après tout, ils venaient des quatre coins de la planète pour assister aux cours dispensés par cet homme.
- Professeur, que veut dire résilience ? demanda Ibib, quelque peu dissipé et dépassé par la tournure que prenait le cours.
- Un moins qui sera compensé par un plus, tout simplement. Tenez, par exemple, votre paternel qui vous rabâche que vous n'arriverez à rien. Qu'importent les raisons qui poussent à dire de telles choses à un enfant, il suffit que ce dernier, par contradiction, donne le maximum de lui-même pour prouver qu'il est le meilleur. Parce que derrière chaque héros, il y a souvent, comme je l'ai sous-entendu, un enfant qui a longtemps pleuré seul, contenu sa frustration... Ce qui fait le héros, c'est aussi le mécontentement, l'envie de changement !
A peine eut-il adjoint quelque vocabulaire supplémentaire au tableau qu'une autre question fusait.
- Une blessure fait mal, elle peut tuer, non ? demanda Abalen, l'un des élèves les plus motivés qui se trouvait toujours posté au devant. Un traumatisme pourrait être difficilement surmonté, des enfants battus peuvent plus tard battre leur propre enfant.
- Très juste, Abalen. C'est pourquoi il faut doser suffisamment sur le poison qui, à long terme, s’avèrera en fait être un vaccin. Car trop de poison peut amener à un effet totalement inverse : un antihéros. C'est-à-dire... L'archétype de celui qui, au lieu de prouver qu'il vaut quelque chose, qu'il fait partie des meilleurs, cherchera juste à détruire celui ou ceux qui l'ont rabaissé. Ah ! Ça se joue à peu de choses, ça dépend de tout un chacun. Lorsque vous aurez des enfants qui devront grandir dans ce monde vaste, où votre pérennité n'est pas toujours assurée, ça sera à vous de doser les traumatismes en laissant l'espoir intact pour conduire votre héros dans des valeurs positives... Et peut-être qu'ils combattront pour la Couronne quand nous seront tous de vieux os, ou que sais-je... Allez, c'est tout pour aujourd'hui. N'oubliez pas vos dagues demain.

Il fit un clin d’œil à la salle. Celle-ci se vidait peu à peu, naturellement, après chaque fin de journée. Tandis que Chris rangeait aussi ses affaires de son côté, triant quelques documents çà et là pour faire la place à d'autres intervenants par la suite. Il soupira de fatigue avant de quitter la salle qu'il ferma à clef. Il salua le personnel qui travaillait encore à ces heures-ci, puis quitta les lieux.
[...]

Résumé de l'histoire de Gilebran Scale



L'éveil d'une petite pousse de bambin (0 - 15 ans)

Nous sommes en l'an 1298 après l'Exode des Dieux Humains. Une année parmi tant d'autres, relativement paisible tant la Kryte n'avait connu quelque évènement majeur depuis le réveil du Dragon des Abimes il y a bientôt 30 ans. Pourtant, cette année-là, un bel après-midi d'Automne, naquit un être humain qui, parmi de nombreuses autres légendes, influera sur le destin du Monde à sa manière. Premier d'une famille de fermiers aux domaines de Cornabonde, Gilebran Scale vit le monde sous l'acclamation de la communauté locale et faisant le bonheur de deux parents chérissant leur nouveau-né. Un futur fermier de plus, amené à vivre dans la paix et la prospérité.

Gilebran eut probablement l'enfance la plus paisible dont tous les enfants de son âge pouvaient rêver. Aidant son père à travailler la terre et étant couvé et chéri par sa mère, il devint rapidement un enfant aimant à son tour. Mais ce bonheur ne fut que de courte durée, lorsque sa vie bascula à l'âge de ses six ans. Cela faisait longtemps que les domaines de Cornabonde n'avaient été perturbés et, cette nuit-là, des pillards de mauvaise augure avaient entrepris de brûler les récoltes, les maisons et liquider tous les habitants des lieux. Le raffut provoqué par les dégâts permit aux séraphins d'intervenir rapidement, mais il était déjà trop tard pour la parentèle Scale qui succomba. Gilebran, lui, fut retrouvé dans les décombes de sa batisse, traumatisé.

Il fut immédiatement placé en orphelinat au Promontoire Divin et suivi de très près. Il fit la rencontre d'enfants semblables, certains plus vieux, d'autres de son âge, ayant connu des situations similaires comme différentes. Ce nouvel environnement hétérogène fut son éducation, où il devint rapidement un adepte de larçins et faisait des bêtises en tout genre pour chasser l'ennui et ne plus penser à ce qu'il avait subi. Il était devenu un jeune garçon méprisable qui refoulait ses sentiments et sa bonté, et faisait son possible pour ne pas se laisser marcher sur les pieds quand les forts caractères voulaient le martyriser. Ainsi il passa quelques années à vivre dans un environnement qu'on pouvait considérer hostile pour quelqu'un de son acabit.

Son second tournant dans sa vie fut celui de la rencontre de cet homme contre qui il avait tenté un larcin. Un vieil aveugle qui se baladait dans une ruelle isolée, tatant le devant de sa canne et claquant de sa langue comme pour se guider. Une proie de plus en apparence. Mais il fut pourtant le premier à prendre Gilebran sur le fait, et de loin ; cet homme avait à peine laissé le temps au garçon de s'approcher furtivement qu'il lui dit ses quatre vérités sur le genre d'enfant qu'il était. L'homme ne connaissait pas Gilebran, mais il avait raison sur toute la ligne. L'homme était aveugle, mais il voyait mieux que les autres...

Pénaud, le garçon n'attendit pas pour fréquenter cet homme mystérieux et l'assister à ses tâches quotidiennes. Il disait s'appeler Lao Wang, originaire de Cantha. Mais quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il proposa au gamin de le prendre sous son aile et de voyager à travers toute la Kryte, sous moult prétextes type "les voyages forment la jeunesse", "tu dois surmonter tes peurs et prendre ton avenir en main" ou, probablement l'argument le plus croustillant mais aussi le plus improbable, "je ferai de toi un guerrier hors pair". Curieux venant de la part d'un vieux qui tenait à peine sur ses jambes, sans compter sa cécité.

Le devenir d'un homme sur la voie de la guerre (15 - 25 ans)

Le statut d'orphelin de Gilebran n'était plus. Ensemble, avec Lao Wang, ils quittèrent le promontoire divin pour errer aux quatre coins de la Kryte. Les enseignements du vieil aveugle furent multiple. Le maître apprit en premier lieu au jeune homme à rééquilibrer ses affects et son esprit. Un véritable guerrier devait faire abstraction des sentiments négatifs, quelles qu'en fussent les maux qu'il pouvait subir. C'était, selon le Vieux, l'exercice le plus dur à appliquer, qui plus est pour un jeune homme tel que Gilebran qui n'avait plus de racines ; celles-ci ayant été déchirées sur les champs de Gendarran. Ainsi le Vieux enseigna à son protégé un art guerrier strict, ancestral et originaire de Cantha. Art qui consistait à être en harmonie avec soi-même, telle en était la finalité.

Mais cela restait un art guerrier. Au fil des années, Gilebran apprit à se battre en combat rapproché et à mains nues. Les armes naturelles sont les plus redoutables et les plus dangereuses, disait le Vieux. Il apprit également à utiliser des armes telles que les dagues, les épées ou les arcs. Il faut parfois combattre le feu par le feu, disait le Vieux. Le jeune Gilebran, au fur et à mesure qu'il progressait, affirma une nette préférence pour les sabres. Il apprit également des techniques de furvirité, de discrétion et d'assassinat ; le Vieux était par ailleurs impitoyable lorsqu'il s'agissait d'exercice et, malgré sa cécité, il venait venir Gilebran de loin, très loin, et ce en permanence. C'est ce fait-là qui incita le jeune homme à travailler sa discrétion sur l'aspect auditif, en plus de l'aspect visuel.

C'était une nouvelle vie qui s'était offerte à Gilebran, le temps de la résilience où l'arbre, qui avait poussé de travers, se redressait lentement. A vingt-cinq ans, il estimait être devenu un assassin accompli, un Guerrier fidèle à ses valeurs, sincère et honnête en toute circonstance. Il pensait comme un Chevalier et, sur la route, avec le Vieux, il aidait la veuve et l'orphelin.

Mais le duo invincible qu'il formait avec le Vieux ne dura pas. En 1323 ApE, il succomba à la maladie et décéda de vieillesse. Gilebran offrit alors une tombe décente à son maître après l'avoir ramené sur les champs de Gendarran, c'est-à-dire sa région natale ; après tout, il avait été comme un père pour lui et même si Cantha était hors d'atteinte, Lao Wang, exceptionnel Maître en arts balthazarien, s'était simplement contenté de transmettre ce qu'il avait de plus cher à un être dans le besoin. Ainsi Gilebran était voué à lui-même, et il lui fallait donner un sens à sa vie...
Un héros de Guerre chez les Veilleurs (25 ans - 28 ans)

Gilebran était un guerrier avec des valeurs propres que lui avait inculquées le Vieux. Il lui fallait un nouvel acolyte ou, mieux encore, une guilde, un ordre pour lequel il pourrait s'investir corps et âme dans la mesure de ses talents et de ses convictions. Son coup de cœur pour les Veilleurs ne se fit pas attendre. Cet ordre, en plus d'abriter en son sein des guerriers de tout poil, avait pour mission d'être une armée de la lumière contre les assauts des ténèbres.

Gilebran se présenta en tant que recrue et s'était donné un nouveau sens à sa vie. Au sein des Veilleurs, il fit des rencontres plus ou moins marquantes, et il redécouvrit la vie en société qu'il avait plus ou moins laissée de côté pendant son périple avec le Vieux. Il se démarqua par ses techniques de guerre orthodoxes et ne tarda pas à devenir croisé. Son rêve se réalisait enfin, il était un guerrier au service du Bien et embrassait chaque jour la Mort avec l'idée de la rejoindre.

Il vouera très vite un intérêt particulier pour les stratégies de guerre et les outils voisins qui ne sont pas directement liés aux arts de se battre ou de tuer. Ainsi, Gilebran se découvrira une nouvelle passion : les chiffres et les codes, bien qu'il ne possédait véritablement aucune connaissance dans ce domaine. Il avait certes utilisé son temps libre pour enrichir sa culture personnelle, mais jamais il n'avait étudié la cryptologie ne serait-ce que de loin. Mais ses connaissances rudimentaires en mathématiques lui permirent de vite s'accommoder des principes qui régissaient cette discipline. Il existait en effet, parmi les Veilleurs, des tacticiens qui se chargeaient aussi bien de transmettre des communications chiffrées que d'intercepter celles de l'ennemi pour les décrypter.

A l'âge de 27 ans, alors qu'il était un Croisé déterminé, Gilebran avait demandé à assister les tacticiens cryptanalystes des Veilleurs pour se pencher sur une étude de cas particulière qui concernait des communications chiffrées entre commandants d'Orr. La méthode de chiffrement employée était inconnue et inhabituelle de ce qu'ils avaient pu utiliser mais, après avoir passé trois jours ouvrés sans dormir, à terme d'efforts archarnés, Gilebran parvint à casser lesdits codes d'Orr et ainsi permettre in extremis aux Veilleurs de réajuster leur stratégie face à Zhaïtan. N'osant imaginer ce qui aurait pu se passer si l'information n'avait été acquise, les Veilleurs firent l'unanimité pour proclamer Gilebran en tant que Héros de Guerre. Titre qui devra cependant rester secret et tût pour des raisons évidentes.

Ainsi Gilebran devint un tacticien de renom parmi les Veilleurs. Il décidera cependant de quitter les Veilleurs, estimant que ses nouvelles fonctions, bien qu'indispensables à l'Ordre, ne les satisfaisaient pas entièrement en terme d'investissement et d'attentes envers ses camarades ; Gilebran était, certes, devenu friand d'énigmes et de défis, mais c'était avant tout un guerrier, un assassin. Considérant que les autres tacticiens pouvaient très bien faire sans lui, il démissionna de l'Ordre des Veilleurs pour se tourner vers une profession civile exempt de heurts : simple coursier au service de la Couronne. Une nouvelle vie commençait au quartier de Salma.
L'Écaille Blanche (29 ans - ???)

Gilebran avait beaucoup murit depuis le décès du Vieux, et plus spécifiquement depuis son entrée chez les Veilleurs où il connut réellement la Guerre sous tous ses angles, même les plus pointus, les plus perçants. Il avait pu s'accomplir en accomplissant ce haut-fait dont il se remémorait chaque jour. Le fait de s'interdire d'en parler lui rongeait les entrailles. Mais il fallait faire avec, se créer une nouvelle vie prospère et enfin connaître le repos du guerrier.

Mais la routine qu'il put connaître en tant que coursier pour la Reine l'ennuya bien vite. Bientôt il s'éloignait de temps en temps hors du Promontoire Divin lors de congés pour gambader dans la Vallée de la Reine afin de protéger la veuve et l'orphelin. Mais un problème se posa : il ne voulait être reconnu des Veilleurs qui prendraient sans doute son entreprise comme un affront. Gilebran était resté expert en arts balthazariens et continuait d'apprendre du Vieux même après la mort de ce dernier. Une solution s'imposa alors : masquer son identité, en créer une nouvelle.

Les dragons avaient pour réputation d'être les pires ennemis de la Kryte. Ces immenses reptiles écailleux et cracheurs de feu. Une écaille de Dragon, ou de Drake, ça pouvait être lisse comme ça pouvait couper. Dans les deux cas, ça restait dur et consistant. Gilebran s'imaginait ainsi être une écaille qui se faufilait partout pour déjouer les plans malfaisants des ennemis qui se mettaient en travers de son chemin. De surcroit, estimant être bon, agir pour le Bien, telle une lueur qui, à force de persévérance transperçait les ténèbres, il voua quelque adoration pour la couleur blanche. Il se concocta rapidement une dégaine mystérieuse aux couleurs célestes, où il pouvait se confondre avec la neige... De fait, le pseudonyme de l'Ecaille Blanche, ou WhiteScale, lui vint à l'esprit sans attendre.

Telle était la nouvelle identité de ce guerrier solitaire qui se montrait dur et impitoyable envers les criminels et malfaisants, mais tendre et bon envers ceux dans le besoin. C'était une nouvelle forme d'accomplissement pour Gilebran, qui vivait son quotidien de vagabond à ses heures perdues.
Épilogue


Une caravane circulait le long de la route qui traversait l'autel du Ruisseau. Le commerçant, seul avec son buffle et probablement atteint d'insomnie, avait décidé de réveiller son mufle pour faire le chemin de nuit, pensant sans doute qu'à cette heure-ci les bandits qui d'habitudent pouvaient rôder çà et là avaient en fait trouvé un sommeil profond. De surcroit, la Lune guiderait les pas de ce brave Homme et de sa bête sous cette belle lumière argentée. La voie semblait tellement libre, mais ce sentiment de liberté ne dura pas et laissa rapidement place au doute. La nuit, on entendait des bruits en tout genre, parfois difficile à identifier, ce qui laissait facilement place à la paranoïa. C'était le cas de ce marchand qui, lorsqu'il aperçut une demi-douzaine de bandits surgir de nulle part pour le cerner, s'immobilisa immédiatement, levant les mains en l'air comme pour annoncer sa non-intention de se défendre.

- N-ne me tuez pas, pitié, prenez les marchandise et laissez-moi partir ! J'vous en supplie ! Implora-t-il.
- Nous prends pas pour des cons, jacta l'un des six malheureux, tu pensais vraiment que circuler de nuit t'aiderait à nous éviter ? J'vais t'saigner pour nous avoir sous-estimés. Montrez-lui qu'y faut pas plaisanter avec nous... Héhé.

Mais alors qu'il avait parlé, une silhouette de blanc vêtu avait soudainement fait son apparition en trombe près du commerçant, au beau milieu des malfrats. Apeuré plus que jamais, l'homme se recroquevilla et cacha ses yeux, entendant des hurlements tout autour, entremêlés au bruit des lames qui s'entrechoquaient. Le carnage dura près de deux minutes, après quoi ce fut le silence le plus total dans cette nuit noire. Le bovin, lui, était resté intact et n'avait pas bougé d'un cil. Lorsqu'il ouvrit les yeux, il aperçut la silhouette blanche qui se tenait dos à lui. L'homme mystérieux rengainait lentement son sabre dont la lame semblait anormalement immaculée. Comme son manteau. Pas une seule goutte de sang n'eût été versée, et tous gisaient à terre soit inconscient, soit se tortillants.

- Q-Qu... Qui êtes-vous...? demanda le marchant, écarquillant les yeux.

L'homme en blanc se retourna lentement alors qu'il rangeait son arme à son flanc, et le marchant ne fut pas plus aidé ; il aperçut un être encapuchonné, de blanc vêtu qui se tenait droit face à lui sans dire un mot. Après ce court moment de silence, l'homme mystérieux s'inclina avec révérence.

- WhiteScale, pour vous servir.

Un sourire en coin se dessinait sur les lèvres du guerrier, tandis qu'il s'éloigna aussitôt, sans demander son reste. Tel était le quotidien de ce guerrier solitaire qui faisait régner la Justice sur son passage.

BONUS : WAJUTSU


Ceux qui auront combattu aux côtés de Gilebran se seront sans doute aperçus des méthodes de combat très "orientales" de celui-ci. En effet, Gilebran est l'héritier de l'école Wajutsu et, sauf indication contraire, il ne reste qu'un guerrier maîtrisant à peu près l'intégralité de cette école : lui-même.

Le Wajutsu est un art guerrier fondé il y a plusieurs siècles par un samouraï canthien nommé Uroko Chomei. Il peut se traduire de la manière suivante :


  • WA : Accord, Harmonie, Paix
  • JUTSU : Art, Science, Technique


Wajutsu signifierait donc "l'art d'être en accord avec soi-même", "La technique de l'harmonie"... En clair, le Wajutsu est un art guerrier dont la finalité est la sérénité intérieure. Il va donc au-delà d'un vulgaire sport de combat qui ne privilégie que les techniques désuètes et la violence.

Le Wajutsu est composé de techniques variées. Voici, dans l'ordre de maîtrise de Gilebran, les techniques qui composent le Wajutsu :


  • Ju-jutsu : l'art de la souplesse. Il était énormément privilégié tant il permettait aux guerriers et aux paysans de se défendre lorsqu'ils étaient désarmés. Étonnamment, Gilebran est bien plus à l'aise au combat à mains nues qu'avec des armes : c'est un expert en self-défense et le fonctionnement du corps humain n'a presque plus de secrets pour lui. Il utilise le jujutsu en priorité pour se défendre, à l'aide de techniques dignes de frappes, projections, clefs ou encore étranglements. Mais le jujutsu peut avoir aussi recourt aux armes, et pour ça, Gilebran utilisera deux tantos, où il ne sera plus simplement question que de self-défense...
  • Ken-jutsu : l'art de l'épée. Le sabre était en effet l'arme de prédilection des samouraïs. S'il n'est pas aussi doué qu'en self-défense, Gilebran reste quand même redoutable armé d'un sabre à deux mains. Le sabre qu'il utilise était celui d'Uroko Chomei et se nomme "Shiki No Bushi", "l'esprit du guerrier". Ce nom est lié au fait que le sabre est, en quelques sortes, l'extension de l'âme du guerrier.
  • Iaïjutsu : l'art de dégainer. Contrairement à une idée reçue, la première coupe que l'on peut exécuter lorsque le sabre sort de son fourreau n'est pas du kenjutsu. Le Ken-jutsu recense les techniques une fois le sabre dégainé. Le Iaïjutsu, lui, se concentre sur une série de techniques utilisées directement après la dégaine du sabre. Gilebran s'en servira généralement lorsqu'il sera amené à faire un duel singulier, prêt à cueillir son adversaire au moindre faux pas de sa part...
  • Aïki-jutsu : l'art d'harmoniser les énergies : cet art martial semble proche du jujutsu, mais base ses techniques sur cette éternelle notion ésotérique qu'est le Ki. Gilebran n'a pas eu le temps de recevoir cette éducation de la part de son défunt maître et la seule "maîtrise" des énergies qu'il connait se résume à faire usage du "Reiki", une méthode de soin orthodoxe qui implique l'utilisation de massages à des endroits stratégiques pour rééquilibrer l'énergie du patient.
  • Kyu-do : la voie de l'arc. Si Gilebran n'est pas un bon tireur lorsqu'il s'agit de tirer vite et bien sur le champ de bataille, il sait néanmoins se mettre en conditions pour tirer une flèche capable de toucher une cible éloignée. Il lui faut, cependant, beaucoup de temps de préparation puisqu'il s'agit ici d'un art guerrier, non d'une simple technique de décocher une vulgaire flèche.


Nous en savons maintenant un peu plus sur les aspects techniques du Wajutsu. Mais le plus intéressant reste l'aspect spirituel de cet art guerrier.

En effet, le Wajutsu est décomposé en cinq stades.


  • Stade la Terre : il s'agit du premier stade, représenté par le petit carré jaune du milieu sur le pictogramme, où le pratiquant doit apprendre à exercer ses techniques avec stabilité. Son travail est solide, dur comme un bloc de pierre, stable comme un arbre enraciné dans la terre. Les techniques apparentées au stade de la Terre permettent au pratiquant de se défendre dans des situations anodines, par exemple lorsqu'il est agressé dans la rue, dans un lieu public...
  • Stade de l'Eau : le second stade, représenté par le rond bleu en bas du pictogramme, où le pratiquant accepte l'évolution spirituelle : son travail, originellement dur et solide, devient plus souple, plus rond, plus harmonieux, décrivant des gestes dignes de l'eau qui épouse les solides sous toutes leurs formes. S'il est en accord avec le stade de l'Eau, le pratiquant peut commencer à appréhender des adversaires plus dangereux, c'est-à-dire connaisseurs de techniques de combat, et souvent armés.
  • Stade du Feu : le troisième stade, représenté par le triangle rouge du haut, où le pratiquant doit faire preuve d'une excellente stabilité mentale. Il doit accepter la transformation imposée d'un travail harmonieux à celui d'un travail plus dangereux et explosif - d'où la nécessité d'un mental maîtrisé. Ses techniques sont dignes d'étincelles qui tout à coup deviennent d'immenses flammes. Le troisième stade était le préféré de bien des héritiers du Wajutsu : il requerrait en effet souvent l'utilisation d'armes (katana, tanto, wakisashi) ou de techniques de désarmement. Il était donc principalement utilisé sur les champs de bataille. A ce stade, le pratiquant doit s'efforcer de pratiquer le "bushido", le code d'honneur de bien des guerriers canthiens...
  • Stade de l'Air : le quatrième stade, représenté par le croissant vert de droite, où le pratiquand ne remet plus en doute sa pratique du bushido et de facto l'acceptation que la Mort est près à le cueillir à chaque instant. En acceptation avec ces principes, il est capable d'exécuter des techniques rapides comme l'air, bien plus dangereuses que celles du stade du Feu, sans en connaître à l'avance la direction, l'aboutissement. Ces techniques, qui requièrent une maîtrise exceptionnelle de soi, sont souvent utilisées lorsque le pratiquant fait face à plusieurs adversaires.
  • Stade de l'Ether : le cinquième et dernier stade, représenté par le carré blanc sur la droite. Il s'agit du stade ultime. Le pratiquant n'est plus proclamé d'expert technique : il EST la technique même. Il n'a plus besoin d'appréhender l'adversaire, il CONNAÎT l'adversaire et est capable de neutraliser ses attaques une fraction de seconde avant même que celles-ci ne soient dangereuses. Les techniques sont en effet basées sur le souffle, sur le Ki. L'étude du stade de l'Ether n'a pas été entièrement réalisée par tous les héritiers du Wajutsu et ne peut se faire en pratique qu'à partir de l'âge de 25 ans.


Gilebran maîtrise les quatre premiers stades.

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MessageSujet: Re: Gilebran Scale   Lun 26 Jan - 21:37


J'avais atteint le sommet, la plénitude.

J'avais enfin conscience de l'essence du Wajutsu. Si ce mot signifiait l'art d'être en harmonie, alors je me sentais maître de moi-même, et artiste compris. Si cet art martial avait été créé pour répondre à la guerre par la paix - et ainsi ramener l'équilibre en toute chose - alors je pouvais dire que j'avais enfin trouvé ma Voie.

Comme dans les temps anciens où les guerriers étaient capable de mourir pour servir leur maître, protéger leur seigneur, obéir à leur empereur, j'étais à mon tour un guerrier de Modremoth. Je me sentais de nouveau guerrier et me rendais compte que je servais enfin la bonne cause. Mordremoth est un Dieu qui souhaite établir la paix. Je le sais et j'en suis convaincu au plus profond de mon âme. Alors je servirai mon nouveau maître - non, mon nouveau Dieu - jusqu'à la mort, et je serai la preuve vivante que l'esprit du guerrier ne s'est pas dénaturé au fil des âges, qu'il existe encore des individus dignes de ce nom capables de se sacrifier pour le bien commun. Pour la Paix !

Si mes prédécesseurs ont réussi à transmettre ce lourd héritage qui s'étend sur plus d'un millénaire, alors moi aussi je serai capable d'en faire bon usage et de les honorer. Je me sentais capable de révolutionner la pratique du Wajutsu et de le vivre pleinement.

Il me sera difficile de convaincre mes amis de rejoindre ma cause et de servir Modremoth pour répandre la paix. Mais difficile ne veut pas dire impossible. Je leur montrerai la Voie, sans violence, sans mentir. Je leur montrerai que nous avions eu tort sur toute la ligne et qu'il est maintenant grand temps de nous tourner vers la dévotion.

La mort de Castiel n'aura pas été vaine ; elle m'aura permis de découvrir la vérité et j'ai l'intime conviction qu'il m'aurait conforté dans mes choix.
Gilebran Scale, Mémoires d'un guerrier de Modremoth, 26è jour du Zéphyr, 1328 ApE
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MessageSujet: Re: Gilebran Scale   Mer 25 Fév - 4:35

Salut, le Vieux.

Je ne t'ai pas écrit depuis, quoi, quelques mois ? Tu vas me dire que je t'écris quelque prose larmoyante uniquement quand j'ai besoin ; quand bien même ces mots soigneusement couchés avec la plume de la compassion ne te parviendront jamais. Mais j'ai besoin d'un exutoire, quel qu'il soit. Un... destinataire dont je ne pourrais craindre le jugement ou les représailles ? Je n'ai pas envie d'alourdir les épaules de Sylfris. Et donc, j'aimerais que ce soit toi.

Tu m'as fait part d'une partie de ton passé et de tes expériences douloureuses. Mais elles n'ont jamais évoqué des amis, des noms dont je pourrais me rappeler. Je te dis ça parce que tu m'as dit de suivre ma Voie et la mienne a croisé celle d'individus qui... Comptent pour moi. Bien plus que des frères d'armes que j'étais prêt à voir tomber sous les coups de mon ennemi lorsque j'étais de la chair à canon chez les Veilleurs. Bien plus que des âmes charitables qui vont et viennent dans ta vie l'espace de quelques jours. Ce sont des gens avec qui je partage des hauts et des bas. Des gens avec qui je construis quelque chose. Des gens que j'aime. Des amis.

Et je leur en fais voir de toutes les couleurs, à ces amis. Malgré l'enseignement que tu m'as dispensé, je n'ai que trente ans et je suis sujet à erreurs. Tu as été le premier à me dire que l'échec était formateur. C'est vrai. J'apprends de mes erreurs et me relève. Mais je n'en aurais jamais été capable sans eux.

Et voilà qu'ils me quittent petit à petit. Car si hier j'ai pu supporter la perte de mes frères d'armes, aujourd'hui j'ai encore en travers de la gorge le fait qu'ils m'aient enlevé le Centurion Ombrelame et Castiel. Ce qui me fait voir ô combien tu avais raison sur toute la ligne ; il faut se montrer soigneux envers ses amis et ses parents et leur parler comme si c'était le dernier instant auquel on leur faisait face. Quelque part... J'ai été heureux que mes derniers échanges avec Castiel et le Centurion Ombrelame se soient bien déroulés...

Sans compter qu'il reste supposément au plus cinq ans à vivre pour ma petite femme... Je lui avais dit que je trouverais une solution, mais je doute que le Reiki et la médecine traditionnelle canthienne puisse avoir raison du début de corruption qui consume lentement son être. Et malheureusement, je doute que tout l'amour que je lui porte aura raison de la maladie incurable qu'elle contracte. C'est pourquoi je prendrai bientôt une décision capitale vis-à-vis d'elle ; je ne préfère pas l'écrire de peur qu'elle tombe sur ces notes, mais puisses-tu deviner ce que je vais entreprendre à son égard.

Adeline me manque, aussi. Je n'en parle pas beaucoup autour de moi de peur de jeter un froid plus glacial encore que celui qui règne en maître sur les Cimefroides. Mais à chaque fois que je foule le pied dans la région, je ne peux m'empêcher de penser à elle. C'est ici qu'on s'est brutalement séparé. J'en ai horriblement pleuré sur le coup, surtout lorsqu'Heinrich avait pointé le bout de son nez juste après, comme si de rien n'était. Mais je n'ose pas encore pleurer sa mort. Quelque part, j'ai espoir... Et l'espoir fait vivre.

C'est pourquoi je vais couper court à cette pensée de lamentations. Je te décrirai ce que j'ai traversé dans une prochaine note. J'ose espérer que tu aurais adoré mon récit comme tu as adoré celui des guerriers qui ont forgé nos propres valeurs, concentrées dans un seul et même mot : Wajutsu.

Pour l'heure, je m'en retourne auprès de ma petite femme. Quand bien même s'avère-t-elle être d'un réconfort certain, j'avais besoin de t'écrire.

A bientôt,

Gilebran
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